Baron noir

Les barons du parti socialiste, y compris un président de la République, sont des pourris. C’est un peu le résumé d’une saison de « Baron noir » avec Kad Merad, Anna Mouglalis (et sa grosse voix), Niels Arestrup et le messin Hugo Becker notamment. Sous un masque de superproduction ambitieuse, on sent la volonté de faire une série moderne française au style de « Chefs » (avec le même Hugo Becker), « Mafiosa », mais surtout de couper l’herbe sous le pied au futur « Marseille » du concurrent Netflix.
Beaucoup de critiques positives lu çà et là (liens) mais personnellement je reste un peu sur ma faim. Le gros point positif est la direction des acteurs et le rythme de la série, on ne s’ennuie que peu. La distribution des rôles est bonne et la plupart des personnages principaux ne récitent pas leur texte, travers très français encore vu récemment dans « Trepalium », une production d’Arte.

Non franchement ce que je lui reproche c’est finalement un scénario moyen. On aurait pu aller plus loin dans la magouille. Un député du Nord manipulateur (les jeunes les vieux, les amants tout y passe), quelques billets, 200 000€ comme si ces gens là ne pouvait pas faire de prêts avec leurs indemnités cumulés. Car oui ce n’est pas juste pour ne pas dépasser les plafonds, c’est aussi pour payer la pension de l’ex femme du président vous comprenez. L’opportunisme est roi, les militants, un jeune avec des principes, un entrepreneur véreux de PME (Michel Muller c’est sympa de l’inviter ici) ; beaucoup de clichés mais pas vraiment de criminalités en col blanc avec les grands patrons du CAC40, les paradis fiscaux, etc.

En conclusion, la première saison de Baron Noir met en place ses personnages et se laisse voir agréablement mais ce n’est quand même pas au niveau d’un « House of Cards » et encore moins de « Boss ». Il faut voir l’orientation prise pour les prochaines saisons, la menace FN y est évoqué régulièrement par le Baron noir, il serait interressant que ce coté soit développé dans une saison 2 et surtout ca serait vraiment du jamais vu ; en attendant : 6/10.

Are you W10 experienced ?

Lorsque W10 fût annoncé avec une interface plus classique, j’avoue avoir ressenti une forme de soulagement… Oui, j’ai honte mais j’utilise encore le système d’exploitation de cet éditeur contre lequel je peste très souvent. En effet, pour tout joueur qui se respecte et qui ne contente pas des qql jeux compatibles ou du non-émulateur Wine sous Linux, Windows reste indispensable. C’est dommage mais c’est une réalité. Mais pour en revenir à la version 10, sa sortie coïncidait avec mon projet de changer de machine ; le calendrier s’annonçait donc plutôt pas mal.

Mais voilà comme d’habitude avec Microsoft, ça n’a pas été si simple. J’ai bien sûr réservé ma copie de W10 issue de ma licence W7 grassement payée à l’époque. Ensuite j’ai patienté pour les premiers retours… un peu … mais pas trop. Il faut dire qu’une fois l’interet pour la version 10 est manisfesté, le système d’exploitation nous incite fortement à franchir le passage. En fait, il n’offre que la possibilité de repousser l’installation de quelques heures ou jours.

Un matin, donc, équipé de ma tasse à café, j’allume mon écran et il était là : Windows 10. Au même moment toute une polémique sur les abus du logiciel sur la vie privée des utilisateurs. si c’est gratuit, c’est vous le produit… dont acte.

C’est dommage la veille, je ne venais de lire cet excellent article de NextInpact qui m’assurait des problèmes que j’allais rencontrer en changeant de matos. En effet une fois W10 installé, changer de processeur / carte mère semble impossible sans passer à la caisse. Sous W7, il m’était arrivé de changer un composant (je m’en souviens très bien, c’était l’ajout d’un SSD qql mois après la première installation, ô joie, ô bonheur) et un appel téléphonique au serveur Microsoft m’avait permis de valider ce changement de config ; bref, pas grand chose. Sous W10, ce n’est pas possible, du moins si votre licence provient d’un W7 ou W8 (vomissements).

Mais là où la logique de Microsoft revient au galop (la même logique brevetée dont est issu le concept « démarrer/arrêter l’ordinateur » ou la sécurité optimale des comptes), c’est qu’il suffit de réinstaller son ancien W7 pour mettre à jour sa licence puis vous pourrez tranquillement passer à nouveau à W10.

Merci Microsoft de m’avoir fait perdre du temps !

Voila c’est donc reparti pour quelques années au moins de Windows, c’est bien dommage. Si Vulkan ou une autre API (Google ?) pouvait remplacer/dialoguer façon Direct3D et être multiplate-forme, ça serait vraiment sympa !

La banane !

Pourquoi ce blog ? Pour pleins de raisons ! D’abord parce que je souhaitais remettre un peu les mains dans le cambouis numérique. Quand on est étudiant dans le domaine, on a pas d’autre choix que de s’y coller, puis on s’installe, on commence à prendre ses habitudes et son confort. L’aventure Raspberry né il y a déjà quelques années m’avait tenté …un peu ; je n’était pas prêt. En surfant ça et là, je suis tombé sur le site du Banana Pi. J’avoue avoir été très vite séduit par sa fiche technique : cpu dual-core 1 GHz, 1 G de RAM contre 512 M pour le RPi, port SATA natif notamment. Parfait pour une plate-forme connecté au web H24. Bon, c’est du matos chinois et coté open source il y aurait des bibliothèques récalcitrantes dans cette banane forcement un peu jaune. J’enquêterai dans un autre billet. Enfin, comme dirait marie-jo, les « chinois du FBI » sont partout, d’ailleurs ils peuvent probablement déjà tout savoir de mon foyer, mon point de terminaison de fibre optique est un Huaweï !